Vie artistique et artisanale du Port d’Auray

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La 309


dimanche 19 janvier 2003, par Pascal

Il est temps de quitter ce vegetarian cyber poterie bar, des coquillages nous attendent a Whangapoua, prononcer fangapoua, le ’wh’ se prononcant ’f’ en maori (prononcer mauri ;) On cherche Chums Beach. Des qu’on y est, on plonge les pieds dans le sable en bord de mer et on les laisse s’enfoncer avec les flux et reflux de l’eau. Avec chance tu peux sentir un coquillage qui creuse encore plus que tes pieds, le pipi, une sorte de palourde. Alors avec vivacite tu plonges la main sous le pieds pour recuperer la bestiole. On a ete super vifs. On n’a pas trouve la plage en question donc on a fait demi-tour.

Decouverte de Whitianga, cote NE. Un peu plus de commerces par ici, mais impossible de trouver un vendeur d’adapteur electrique ouvert, il est 17h passe de ... pas grand chose. On nous conseille un backpackers, la-bas, ils ont tout. Bon, c’est vrai, mais evidement c’est pas a vendre, c’est pour leurs clients et comme on a laisse les valises a Te Kuma, on va pas rester juste pour recharger les piles du nikon. Alors on repart direction la trousse de toilette.

Pour le fun on change de route et nous voila sur la 309 qui nous ramene a Coromandel. Une route comme une autre, qui sillonne collines et vallees. Enfin au debut. Parce que tres vite ca devient une route qui merite cette appellation par le seul fait d’avoir le meme volume que les autres sur une carte.

Imagine une route bitumee qui ait subi un passage incessant pendant des mois de vehicules de type poids lourd. Tu vois l’etat ? Imagines maintenant qu’il n’y ait jamais eu de bitume... tu es sur la 309 ! Elle est belle et tortueuse, tres tortueuse et tu ne passes pas a deux de front, ou alors au ralenti. (on croisera 3 vehicule sur 20 km). Elle est constituee de gros graviers qu’on peut raisonnablement appeler des cailloux, auquels se sont greffes les eboulements reguliers. La vegetation est magique, toujours aussi variee et dense. On s’arrete pour une petite balade decouverte d’arbres assez fameux dans le coin : les Kauris. 10 minutes de marche via sentiers et ponts de bois nous amenent au pieds de trois representants de l’espece, majestueux, surplombant avec affection les palmiers et les pins. Trente secondes de voiture plus loin, pause cascade. C’est pas la cascade gigantesque, 7 a 8 metres, mais... on dirait la chevelure blanche de la foret vue de dos. Il y a un Maori qui s’amuse a l’escalader par la droite pour ensuite plonger dans le remou.

Ces 20 km perdus en pleine nature sont jalonnes de facon irreguliere par des boites au lettres, signe de vie humaine. Certaines parcelles sont a acheter et il faudra venir avec ta pelle et des seaux pour deblayer l’etage du bas ;

Revoila le bitume et Te Kuma et la douche. La lune m’a encore sorti de la nuit et cette fois j’en garde une trace numerique.

19 janvier. On change de coin, direction Hahei, plus au SudEst pour un rendez-vous avec Cathedral Cove et les eaux chaudes de Cooks Beach. Cathedral Cove est un rocher de 60 m de hauteur, tres effile, en bord de plage, le resultat de milliers d’annes d’erosion. Une heure de marche sur un sentier ou 2 de front est rarememt jouable, mais on s’arrange. On est habitue maintenant puisqu’on a repris la 309 ce matin mais dans l’autre sens. Cette route est vraiment geniale, surtout avec un caisse de location ! ; Bref, le sentier serpente entre les arbres et les fougeres et offre parfois une vue panoramique sur lq plage en contrebas et les Mahuris Islands au large.

Ah, la derniere descente avant la plage. Ils ont rajoute une rampe et ce n’est pas forcement inutile. Le retour va etre sportif. Arrive en bas, le decors nous apparait a travers le branchage d’un arbre d’envergure dont les branches partent a l’horizontale ou presque a meme le sol. L’obstacle contourne cede la place a une crique sablonneuse, delimitee par la mer, une paroi infranchissable en haut de plage, pres de 100 m de hauteur plus haut se trouve le sentier. Au bout a droite une paroi rocheuse trouee de grottes qui ferme la plage. En face dans l’eau, de gros rochers erodes a la base. A gauche, un enorme rocher troue en son centre qui nous offre une vue imprenable en arriere plan sur Cathedral Cove. Picnic au pied du monument, brasse en bord de mer et soleil dans ta face.

Bea, beaucoup plus lucide se refait le pelage a la creme solaire, je paierai mon retard d’application dans les heures a venir. Retour a la base, comprendre la voiture et toutes nos frusques. Rehydratation et tirage au Sud en oubliant les Hot Waters, il fait assez chaud comme ca, via Whemakite, Tairua, Whangamata, Waiki et enfin, et enfin... damned, je ne me rappelle plus le nom de la ville qui nous heberge ! Elle ne figure plus sur la carte, on est trop au sud. Non, c’est pas vrai, on n’est jamais trop au sud. .. sauf qu’ici de ce cote de l’hemisphere, plus on descend, plus la temperature descend.

Ah ! Tauranga ! La ville la plus grande recontree jusqu’a present. Premiere experience backpackers. Ce soir on dort a trois dans la piaule, et Laurein nous laisse le lit double pour le lit superpose lorsqu’elle apprend pour le voyage de noces. Sympa non ? Je lui ai bien propose de dormir dans la voiture mais c’est reste au niveau de la petite plaisanterie.

Bien moins cher et tres sympa le backpackers. Ca cause dans tous les sens ou ca vegete devant la tele. Une incontournable machine ordinateur net wired pour les voyageurs. 2 dollars NZ les 15 minutes, environ 1 euro. (1 $ nz = 0,52 euro). Tiens d’ailleurs il y a un pingouin en haut a droite de l’ecran...

Tout le long des routes et premier animal rencontre : le minor bird bouffe toute bestiole ecrasee. Le grand nettoyeur. 20 cm de hauteur, de longues pattes jaune-oranges et un bec d’aigle de meme couleur. Il donne l’impression d’avoir des jambes, pas des pattes. On dirait le modele reduit d’un velociraptor. Gordon m’informe de l’origine anglaise de l’espece.

Le second animal rencontre, c’est 50.000 vaches ! Il y en a partout des vaches dans ce coin et de toutes les couleurs. Enfin, toutes les couleurs de vache bien sur. Les moutons, un produit local de forte exportation nous apparaissent moins nombreux et a ce jour, toujours pas de kiwi (mais c’est un animal nocturne). On a rencontre plusieurs Oppossums mais toujours aplatis en plusieurs morceaux sur la route.

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