|
Messages dans le forum:
2
Voilà la carte postale de Saint-Goustan défigurée depuis quelques jours, avec le naufrage "programmé" de la Goélette Saint-Sauveur. L’un des symboles du port d’Auray vit des heures terribles.
En mai, fais ce qu’il te plait... Mais, par pitié, ne touche pas à ma goélette !
Parce que le port de Saint-Goustan est en pleine refonte, et que l’on consolide le quai Franklin, le propriétaire du bateau phare du port a été sommé de déplacer sa goélette, outil de travail et pièce maitresse du décor de ce site morbihannais. Tout ça pour refaire les joints du petit bout de quai sur lequel elle reposait...

Les joints auraient-ils pu attendre le mois de septembre, comme le seront les travaux sur le quai Franklin voisin, interrompus pour quelques semaines le temps de respirer pour les commerçants, les riverains et les touristes ? Nous ne le saurons peut-être jamais.
En tout cas, à agir dans la précipitation, parce que les coefficients de marée étaient propices à bouger le bateau en cette fin mai, le déplacement mal préparé a entraîné avec lui le "naufrage" de la Goélette Saint-Sauveur.

Lundi 25 mai 2009, 5 heures du matin, c’est le moment choisi par la Ville d’Auray pour entreprendre cette manoeuvre relativement périlleuse (on se souvient de ce mois de 14 juin 1999 où de nombreux bras ont déplacé la Goélette alors au pied des Rampes du Loch, quai Martin, pour l’adosser au mur qui prolonge le pont, et il en fallut, des heures de labeur...).
La manoeuvre en 1999 avec l’aide du "Raid Energie"
Feuille de route de ce 25 mai : tirer la goélette d’un bord à l’autre, parallèlement au quai Franklin (à l’emplacement des marchés de la carte postale, au pied des drapeaux).
Un déplacement qui s’est soldé par plusieurs avaries.
Faut dire qu’il avait déjà fallu, il y a quelques semaines, couper une partie du grand mât pour des raisons de sécurité.
Au début, tout semblait se dérouler "pas trop mal", jusqu’à ce que la marée redescende. Suite au passage d’un des pneus protecteurs dans la bordée, la coque a été touchée et le bateau s’est ensuite cassé par le milieu. Les pompiers ont du intervenir pour vider l’eau dans la cale à coups de pompe.

Après ce lundi pourri, et toujours pour des raisons de sécurité, un expert mandaté par la Ville a demandé à ce que son mât de misaine soit coupé (chose faite mercredi soir).
Dans la foulée, les amis du propriétaire se sont mobilisés pour tenter de sauver ce qu’il reste de la goélette Saint-Sauveur.
Car nombreux sont ceux qui se refusent à voir disparaitre la goélette. Un grand projet de réflexion a été lancé, pour savoir comment faire, quoi faire...
Signalons que la mairie avait renouvelé son autorisation d’exercer une activité commerciale au propriétaire du bateau au premier trimestre 2009. Alors pourquoi une telle précipitation à refaire ces joints ? Une si soudaine incohérence ?
Affaire à suivre...
|